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L’Union fatale

à André Breton, en hommage respectueux (sic !).

mardi 2 octobre 2007, par Jean-Louis Cloët

« Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri » disait Jean de La Bruyère… parce que « le rire est le propre de l’homme » selon notre grand Rabelais.

(Un modeste pastiche — tellement respectueux — du poème “sublime” du Maître, du “Pape” du surréalisme : « L’Union libre » (1931). J’en halète encore… en sueur, rauque et fiévreux.)

Ma Lulu,
à l’herpès vésiculaire,
à la furonculose patatoïde,
à la micose hélicoïdale de Ramon de la Cerna

Ma Lulu,
aux doigts de doigts dans l’oeil
et de doigts dans le nez,
aux cils propulseurs vibratiles
de paramécie parcimonieuse
parachutiste et para-médicale,

Ma Lulu,
à la bouche de cul de poule enfiévrée
de cul d’âne de pondeuse industrielle,
aux dents de rateau,
à la langue de veau,
à la langue de boeuf,
au foie de génisse,

Ma Lulu,
aux tempes de tampon de tamponneur qui s’en tappe,
ma Lulu,
à la taille de pipe entre les dents du yaourt,
aux yeux testiculeux,
aux cheveux à revolver blanc de peau de balle,
aux ovaires de terre,
au derrière de mouche,
aux règles de trois,
au derrière de camion hollandais fraudeur qui perd sa bache,

Ma Lulu,
aux fesses de hareng quand on la sort,
aux fesses d’amiante cancérigène,
aux fesses de coques de noix vide,

Ma Lulu,
aux seins de cartouche d’encre,
aux seins-sacs, aux seins-sang, aux seins-son,
aux pimpons, pouêt-pouêt, tût-tût,

Ma Lulu,
au sexe de carottes rappées,
au sexe de rododendron et de chou-fleur breton,
au sexe de mimolette et de gruyère fondu et de hollande demi-vieux,
au sexe de salami,
aux sexe de vin de pays de l’Aude et de V.D.Q.S de la Communauté Européenne,
au sexe de réglisse poilue,

Ma Lulu,
au cou de taureau,
aux yeux de cocker en rut,
aux yeux de petit ramoneur,
aux oreilles de salade frisée,

Ma Lulu,
aux vesses de loutre,
aux diahrées volcaniques….

Cloët/ 15/9/94