Accueil > Éditoriaux > APPEL À L’INSURRECTION SPIRITUELLE

APPEL À L’INSURRECTION SPIRITUELLE

Structuralistes & postmodernes, dehors ! Vive le « Surromantisme » ou Lazurisme !

vendredi 31 août 2007, par Jean-Louis Cloët

Aux âmes, Citoyennes ! Aux âmes, Citoyens !

MP3 - 8.2 Mo

(sur le mode du « Vos gueules les genoux !… » de Préault, lors de la bataille d’Hernani.)
[Corrélats : voir : Le Droit à la profération : http://utopiktulkas.free.fr/polaire/spip.php?article4 ; ainsi que « Corps de l’Art, corps « Un » possible : http://utopiktulkas.free.fr/polaire/spip.php?article40]

Soixante ans de structuralisme déstructurant, quarante ans de postmodernisme athéologique pontifiant et déconstructeur qui n’a rien d’autre à proposer que… rien :

— Cela suffit ! Assez !

Les gardiens du grand cimetière sous les vieilles lunes que sont « la mort de Dieu », « la mort de l’Art », « la mort de l’homme », « la mort de la littérature », la mort de la Mort elle-même puisqu’elle n’a plus selon eux aucun au-delà… : à la retraite ! au musée hors de la Cité ! à la poubelle de l’anti-spiritualité, de l’anti-humanisme, de l’anti-idéalisme, de l’anti-idéologie productive ! Débarrassez le plancher, Messieurs, puisque cela fait quarante ans que vous pérorez, que vous ânonnez que vous n’avez rien à nous dire que ceci : qu’il n’y a plus rien à faire, que les mots n’ont plus rien à dire et « ne savent dire », et qu’il ne faut plus croire à rien… sinon à soi-même, je suppose.

Votre tout à l’ego idéologique, votre système “tuyau de poêle“ qui a exhibé ses canalisations, ses branchements “ à la mère moilenœud“, son usine à « merdre » dans les séminaires d’universités, dans les comités de lecture de maisons d’édition, dans les académies et les sociétés d’admiration mutuelle… : qu’il disparaisse sous la terre, où sa fonction le voue de toute éternité si elle prétend avoir une utilité civique, véhiculer la merde, celle de la névrose d’un Occident qui s’est cru trop longtemps le centre du monde, celle de l’Occident conquérant et totalitaire qui s’est rendu responsable de la colonisation, de l’esclavage, de la Shoah, de la déflagration de deux guerres mondiales et de sa propre implosion par sa volonté de puissance. C’est le seul Occident que vous connaissez, sur lequel vous fondez votre “bla-bla“ et vos messes, et tout votre office.

Nous, nous sommes les héritiers de l’Occident des espoirs et des espérances, d’un Occident de « Lumière », de génie, d’élan qui entend rayonner pour construire un rêve d’union des peuples pour le bien de l’humanité.

Enterrez votre usine à gaz, votre usine à « merdre » ! Enterrez vos systèmes, puisqu’ils n’ont jamais parlé que de morts ! Quittez la place !… Laissez-nous l’air, la lumière, l’homme, puisque vous n’y croyez pas, puisque vous n’en voyez pas l’usage ! Disparaissez de l’Agora. Les structuralistes et les postmodernes nihilistes, les sophistes : hors de la Cité ! Nous vous avons trop vus à l’œuvre, vous n’avez rien à y faire sinon qu’à détruire ce qui resterait encore debout après les guerres et votre bien trop long passage. Vous êtes des démoralisateurs, et les démoralisateurs en temps de guerre, on les fusille. Si vous ne quittez pas la place — comme nous ne sommes pas totalitaires, nous, à votre différence, — nous ne vous clouerons pas au poteau mais vous mettrons au pilori pour montrer un peu ce que vous êtes réellement et tels que vous fûtes pendant ces quarante dernières années, années pendant lesquelles vous avez tant paradé, péroré ou vaticiné… alors qu’on peut faire le bilan de vos extrapolations aujourd’hui, montrer que vous n’avez rien construit, inspecteurs des travaux finis que vous êtes encore et toujours, qui ne trouviez qu’à critiquer sans avoir jamais rien bâti.

Totalitaires, ô combien vous le fûtes, oui ! Totalitaires et histrions. Vous prétendiez sans cesse nous faire la somme de l’Histoire du XIXe siècle, de son ombre portée terrifique : le XXe, avec son cortège d’horreurs… vous prétendiez être les seuls habilités à le faire, justifiés par vos diplômes, votre “intelligence“ et votre “savoir“, auréolés par le prestige de vos chaires d’université ou de colloques en réalité sans aura… vous claironniez être les seuls à pouvoir en dresser la liste des profits et pertes, la liste des pertes surtout, mais ce fut pour votre profit, par dandysme intellectuel et pour votre seule gloriole, au détriment de tout le reste. Votre université, c’est l’Univers cité à votre tribunal et qui n’a point comparu, jamais !… Vous êtes en dehors de la vie et par conséquent de l’Histoire, vous avez raisonné dans le vide, résonné… En déniant par extrémisme pseudo éthique toute possibilité de reconstruction et de rédemption dans tous les domaines, surtout celui de l’idéal et de la spiritualité, celui de la politique — appelez-les si vous le voulez « utopies » — vous aurez fait du désastre un fonds de commerce. Au reste, tous les utopistes, qui ont “fait“ 68 avec vous, vous les avez tous liquidés, jusqu’au dernier. Traîtres à vos anciens camarades comme à vos anciens idéaux, ex-maoïstes pour certains, ex-marxistes pour d’autres, pour la plupart anciens gauchistes, ayant renié vos amours, aujourd’hui tous embourgeoisés, fiers de votre pouvoir, n’hésitant jamais à en abuser, vous ne valez pas mieux que Staline, vous valez même moins que lui, puisque lui a mis à bas l’Allemagne nazie à Berlin, c’est un fait… qu’il demeurera à jamais — quel qu’en ait été le prix de sang exhorbitant payé par son peuple — le vainqueur de Stalingrad. Vous, de quoi êtes-vous les vainqueurs ? En quarante années d’exercice, vous n’aurez libéré que votre volonté de puissance, votre narcissisme onaniste, votre histrionisme pervers sous prétexte d’être sadiens, sous prétexte qu’il ne pouvait y avoir de littérature que du Mal.

Les vieux cons soixanthuitards au placard ou au pilori ! Les vieux cons soixhantuitards, c’est votre tour maintenant :

— EXIT !

Allez méditer en Irlande sur les traces de tout ce, de tous ceux que vous avez bafoués…

De la « tempête » et de la « passion » idéologique et spirituelle, « Sturm und Drang », c’est cela qu’il nous faut, c’est cela que nous voulons. Il nous faut bâtir un « surromantisme », un romantisme critique, qui soit critique, comme Dali pouvait parler de « méthode paranoïaque-critique ». Il faut retourner au récit, le réinventer, l’exhumer, le remettre sur pied, le relancer sur les routes, éternel errant, Wanderer, pour qu’il nous fasse voir du pays.

Là où les postmodernes s’interrogent encore sur la question du paraître avec la notion de « faire visage » pour dire de tenter faire mine à ce qu’ils appellent en dénaturant le propos de Primo Levi : « la honte d’être un homme », la « chiennerie » en dénaturant le propos de Shakespeare, en les pervertissant tous deux, ils convient désormais de se poser plutôt cette unique question, cette question première :
— Comment « faire corps » ?
afin de pouvoir dire un jour, demain :
Prenez et mangez, ceci est mon corps. Prenez et buvez, ceci est mon sang.

Non, il n’y a pas de littérature et d’Art que du « Mal » pour rendre compte du Mal ; il y a un Art exorciste et exorciseur qui rend toute sa valeur, toute sa puissance à la catharsis. Votre littérature et votre “art“ moribonds qui ne parient que sur la mimesis face au « Mal », votre recours sans cesse à ces « mots qui ne savent dire » à vous entendre, nous en avons soupé !… Desservez, Messieurs, desservez !… Nous, nous allons faire table ouverte pour des nourritures plus roboratives, énergisantes.

L’Art, la Littérature, la « critique » à quoi vous avez cru quarante ans les confondre parce que vous n’avez jamais été « artistes » mais “intellos“ seulement, c’est là la triste vérité, intellos sans génie qui n’aviez qu’un petit talent pour faire tourner votre boutique, ne sont pas là que pour sanctionner les faillites de la politique et des idéaux auxquels démagogiquement elle se référait pour se justifier.

L’Art ?… est un ordre immanent qui vient contredire et vivifier de l’intérieur l’ordre social et qui porte haut la bannière de la seule politique admissible et légitime qui soit : celle qui relève de la spiritualité, de l’idéal et de l’Esprit. La politique, la vraie, la seule, c’est celle de la transconfessionnalité ouverte vers l’avenir à faire et qui cherche à bâtir un horizon fraternel où chacun ait demain sa place au soleil et sa dignité. C’est celle qui confère aux plus humbles comme aux plus “brillants“ la dignité d’un avenir commun et solidaire où ils seront frères, parents, frères et petites sœurs de sang.

Ce qu’il faut retenir dans la croyance de l’autre, ce n’est pas Dieu, mais l’idée de Dieu, ce n’est pas l’Idéal, mais l’idée d’Idéal, non sclérosées, non figées, et voir ce qu’il est capable de faire pour la rendre, pour les rendre productives sinon à tous, du moins au plus grand nombre, et comment.

MP3 - 11.6 Mo

NOTRE PROJET :

Il nous faut retrouver l’esprit des pôles, resituer la vie, la terre, l’homme et son cerveau, l’homme et son âme, notre lieu d’exploration, selon les méridiens perdus, les retrouver, en dessiner de nouveaux, réinventer des directions. Retrouver le Nord, le pôle magnétique, et ne plus le perdre. Repartir aux pôles : prospecter, étudier l’homme, sa météo, croire à nouveau en lui, le réenchanter, y compris par la manière forte : baroque, et romantique !

La Revue POLAIRE sera une station météorologique de l’âme, pour y analyser et retrouver l’esprit des « tempêtes » et des « passions ». Perdus à l’extrême pointe de nous-mêmes, entourés par le silence glacé d’un monde que « la société du spectacle » et les médias n’atteignent pas pour le récuper et le contrôler, environnés par le silence glacé de la suspicion et de la peur des bien-pensants, des bien-en-places, à qui nous allons totalement échapper pour les dénoncer, pour dévoiler si besoin est encore leur main-mise, leurs manipulations, leurs impostures, leurs mensonges idéologiques : ceux d’un fonds de commerce qui entend bien par tous les moyens, surtout ceux totalitaires, ne pas perdre son empire sur les esprits faibles soumis aux modes et aux diktats universitaires, académistes, éditoriaux et commerciaux de toute sorte… nous sommes prêts à affronter la nuit polaire, à attendre « L’AUBE », tout en chassant, tout en péchant, tout en traçant de nouvelles cartes du ciel, tout en rêvant, tout en pensant à nos frères à qui nous adresserons des messages en morse, au retour des « Lettres-Océan ». Les romantiques frénétiques eurent leurs tribus « caraïbes », nous seront les Inuits des temps nouveaux qui s’annoncent : ceux du retour en force du romantisme après un demi-siècle et plus — presqu’un siècle si l’on remonte à Dada — de raison résonnante, de raison désolante, qui ramenait au sol, à la boue, à la poudre voire à pire, tout élan de l’âme et du cœur, cœur et sens étant proscrits, déniés d’intelligence au seul profit de la raison raisonnante.

Notre but ? Changer d’ère, enfin changer d’air. Quitter la triste raison dérisoire et déraisonnable qui ne sait que douter, qu’ironiser, que mettre en doute, que « déconstruire » sans jamais rien bâtir sauf des chapelles expiatoires ou des chapelles de conclaves, d’autoclaves blanchisseurs supposés de « Mémoires », qui ne font que les ternir et les réduire en charpie, les perdre, les rendre inopérantes, inutilisables pour l’avenir.

Notre but ? Dénoncer les conciles d’imbéciles inquisiteurs qui n’offrent aucun espace de convivialité civique, qui n’ont pour seul projet que de briller de tous les feux de leurs bûchers pour n’éclairer narcissiquement qu’eux-mêmes.

Notre but enfin ? Circonscrire de façon critique, en utilisant l’arme-même avec laquelle ils prétendaient tout démonter, mais avec nos œuvres aussi, vivantes, de chair, incarnées… circonscrire ce point de lèpre qui n’est que celui de la raison déraison, de la possession dépossession d’un moi ontologique qui ne rayonne plus, qui n’a plus d’aura, qui ne s’étend plus à autrui, au monde, à l’univers et au cosmos avec fraternité, avec amour, amour de l’homme et de la vie… bref, qui refuse tous les au-delà, en-deça qui pourraient le multiplier ce moi si insane, ce moi si petit — si « dérisoire » : nous sommes d’accord — pour pouvoir l’augmenter, pour démultiplier ses possibles au lieu de le voir pour l’éternité à quoi ils prétendent semble-t-il, replié frileusement sur soi dans l’a-théologie, dans l’a-humanisme, dans l’a-humanité-humanitude, pour qu’il ne cherche plus cette a-incandescence qui est celle du point non pas qui allume mais qui éteint et qui s’éteint.

Rendons l’être à l’incandescence qui sait enflammer les peuples, les unir pour les relier — religere, religare — dans une religion de valeurs communes, productives et dynamiques, partageables avec tous.

Réveillons l’esprit des bâtisseurs de cathédrales, puisqu’il convient d’éteindre — à jamais si possible — celui des bâtisseurs d’empire ; et, que nos cathédrales puissent un jour loger tout le monde, comme c’est encore le cas pour celles de

D’AQUIN, DELALANDE, JANEQUIN, JOSQUIN DES PRÈS, LASSUS, MACHAUT, DUFAY, OCKEGHEM, BUXTEHUDE, FRESCOBALDI, PALESTRINA, PERGOLÈSE, GESUALDO, MONTEVERDI, CIMAROSA, DOWLAND, BYRD, SAMMARTINI, SCARLATTI, CORELLI, VIVALDI, CHARPENTIER, RAMEAU, COUPERIN, MÉHUL, GLINKA, BORODINE, RIMSKY-KORSAKOV, TCHAÏKOVSKI, MOUSSORGSKI, SCRIABINE, RACHMANINOV, STRAVINSKI, PROKOFIEV, CHOSTAKOVITCH, KHATCHATOURIAN, DVORAK, GRIEG, SMETANA, JANACEK, KODALY, BARTOK, MARTINU, GLUCK, HAËNDEL, SCHÜTZ, BACH, PURCELL, HAYDN, MOZART, WEBER, BEETHOVEN, MENDELSSOHN, SCHUBERT, SCHUMANN, CHOPIN, LISZT, BRAHMS, STRAUSS, VERDI, CHABRIER, DUKAS, GOUNOD, BIZET, LALO, MASSENET, SAINT-SAËNS, FAURÉ, FRANCK, PIERNÉ, DURUFLÉ, DEBUSSY, MAHLER, WOLF, BRUCKNER, CHAUSSON, DUPARC, FALLA, ALBENIZ, GRANADOS, RAVEL, SATIE, KŒCHLIN, IBERT, ROUSSEL, HONEGGER, HINDEMITH, BLOCH, GERSHWIN, MILHAUD, POULENC, VILLA-LOBOS, RODRIGO, ELGAR, VAUGHAN WILLIAMS, FRANÇAIS, MESSIAEN, JOLIVET, DUTILLEUX, BRITTEN [et la liste n’est pas exhaustive] …

« Qui chante son mal l’enchante… » Pour les lyriques que nous sommes et que nous voulons être en dépit de M. Adorno & co, honneur aux Musiciens !… Mais il faut ajouter aux leurs, les cathédrales des grands poètes, des grands peintres, des grands sculpteurs, des grands architectes, des grands écrivains, des grands chorégraphes […]. [Nous ne saurions tous les citer, nous commettrions également des injustices en en oubliant quelques-uns, mais chacun de leur nom ouvre sur un monde… habitable, qui incite, qui éduque à la convivialité et au partage.]

[…] MILTON, BURNS, COLERIDGE, SCOTT, YOUNG, BLAKE, BYRON, SHELLEY, WORDSWORTH, AUSTEN, BRONTË, KEATS, TENNYSSON, […] GOETHE, SCHILLER, SCHELLING, SCHLEGEL, KLOPSTOCK, KLINGER, KLEIST, LENZ, BÜCHNER, HERDER, HAMANN, WIELAND, JACOBI, BRENTANO, TIECK, JEAN-PAUL RICHTER, EICHENDORFF, ACHIM VON ARNIM, CHAMISSO, HOFFMANN, MORITZ, HÖLDERLIN, NOVALIS, HEINE, […] FOSCOLO, LÉOPARDI, […] SENANCOUR, NERVAL, LAMARTINE, HUGO, GAUTIER, VIGNY, STENDHAL […] RIMBAUD, CENDRARS, SEGALEN, CLAUDEL, LARBAUD […] ÉLUARD, ARAGON, DESNOS, CHAR, CADOU, GIONO […]

Au passage, quelques échos, quelques échos plus puissants ?… Mais il y en a tant d’autres !… Ils viennent de tous les horizons, comme une armée de renfort, pour la bataille formidable contre le Néant et la Mort, ces deux ennemis de toujours qui faisaient dire à Malraux, romantiquement, sur-romantiquement, lazuristement déjà : « L’Art est un anti-destin. » L’Art est fort comme la Mort… plus fort. Nous y croyons. « L’Amour est fort comme la Mort »… plus fort. Nous y croyons. Il n’y a pas rien dans cette vie : il y a « L’Amour, la Poésie », leur partage, et tout de cette vie est dit, tout l’essentiel, pour faire de sa vie un destin, quelque chose d’utile pour la communauté des hommes, pour bâtir la Cité, pour ajouter sa pierre, si modeste qu’elle soit, à l’édifice. Il suffit de croire et d’aimer pour donner un sens à sa vie. « Aimer, c’est agir. » Vivre, c’est partager. Et, sans cesse :
C’est le combat de l’Ombre et de la Lumière […].

Oui, un combat, mais l’homme se bâtit dans l’épreuve, mais l’amour s’éprouve dans l’épreuve, comme la vraie poésie, comme l’art véritable…

— Mehr Licht !…

Oui, à la Grande Poésie !
Oui, à la Grande Musique !
Oui, à la Grande Peinture !
Oui, à la Grande Sculpture, Architecture !
Oui, à la Grande Littérature !

— Pourquoi tout cela serait-il arrêté, fini, parce que quelques cons pontifiants, toujours les mêmes, morts pour la plupart aujourd’hui, ou bientôt ou déjà gâteux, l’ont décrété ? Balayons le non-héritage de ces morts, de ces moribonds !… —
Oui, à l’humanitude ! Oui, à l’Espoir !
Ces idéaux, ces valeurs qui rendent compte en même temps qu’elles la font de l’âme d’un pays, d’un peuple, ces utopies qui aident à vivre, ces rêves si beaux… trop de nos Grands Aînés ont souffert et sont morts pour eux, pour qu’ils et elles ne nous soient pas sacré[e]s, pour qu’ils et elles ne soient pas plus que notre vie.

La vie est un combat. Nous, nous savons pour quoi, pour qui, nous combattons, pour quoi, pour qui, nous vivons, pour qui et pour quoi nous sommes prêts à consacrer notre vie, prêts à la « consacrer », oui !
Nous savons à quoi, à qui, nous voulons donner notre vie. Nous n’entendons pas qu’on nous impose quoi que ce soit en ces domaines, qu’on nous impose une conduite, c’est là notre vie et notre destin, c’est là notre libre-arbritre.

Et si nous sommes le dernier carré des idéalistes en Occident, cerné par les bataillons postmodernes — s’il en reste encore — pour un waterloo de l’Espoir, pour la mise à mort de nos espérances… Eh bien ! Messieurs les postmodernes, tirez les premiers ! nous n’avons qu’un mot à vous dire si vous vous liguez une fois encore pour nous faire taire et pour nous réduire au silence, un mot qui vous ressemble et qui vous désigne face à l’humanitude que vous déniez, que vous reniez de toute éternité et que nous défendons et entendons porter haut :

— MERDE !…

ou « Merdre ! » De Rabelais à Jarry, il y a des munitions, elles ne manqueront pas. À votre dérision, nous répondrons toujours par l’humour humaniste, héroïquement.

Vous avez encore tous les pouvoirs, même vieillissants, et nous n’en avons aucun, mais ne nous mésestimez pas. Ce sera David contre Goliath : vous avez des pieds d’argile. Notre premier Valmy, soyez-en sûrs, sera votre Waterloo. « Les premiers seront les derniers. »
Une question, une seule :

— Les postmodernes aujourd’hui, combien de divisions ?…

Voués tout entiers au néant comme vous l’avez été toute votre vie et dans toutes vos “œuvres“ — “Œuvres“ supposées, — vous n’existez pas, vous êtes du vent !…

Le matin va vous dissiper.

(en ce 23 août 2007, fête de Sainte Rose, en guise de « rentrée littéraire »… mais pour nous, stratégiquement, il s’agit plutôt d’« une sortie ».)