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Maximes, pensées, bribes & fragments/6

mercredi 29 avril 2009, par Jean-Louis Cloët



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Emmerder le monde post-historique et capitaliste sans âme qui s’installait, s’était installé, ce monde sans Dieu et sans croyances, sans légendes et sans merveilleux, et choisir de vivre dans le monde enchanté : c’est ce qu’ont fait Lewis Carroll, et Jean Cocteau.

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Dans le monde enchanté, certains êtres ont une aura, et, seuls les cœurs purs ou les démons la voient. Les premiers pour s’y enflammer, pour la préserver comme la flamme indispensable… les seconds pour l’éteindre parce qu’elle est la raison du jour et qu’ils ne savent que la nuit. Sans êtres avec aura, il n’y a plus de monde enchanté.
[11 / IX / 07]

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Qu’est-ce que l’aura ? Les êtres qui ont l’aura ne s’interposent pas entre Dieu et eux, entre eux et autrui : ils semblent transparents. Ils croient en Dieu, à l’amour, en la confiance, à la rédemption. Ils sont humbles et fiers, à la fois doux et inflexibles. Toute rencontre, qu’elle soit celle du monde d’ici ou de l’autre est pour eux une « Visitation ».
[IX / 07]

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Un poète, c’est quelqu’un qui regarde à travers vous comme à travers une fenêtre ouverte et qui regarde votre devenir… : l’amour.
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Voici l’autre, comme une fenêtre ouverte sur l’invisible et sur l’au-delà, sur l’avenir, le devenir.
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On n’aime jamais quelque, quelqu’une pour ce qu’il ou elle est ici et maintenant, mais pour ce qu’il ou pour ce qu’elle est en son devenir.
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Vous regardez la personne, et vous sentez qu’il y a quelque chose qui chante dans votre oreille, comme un bruit de flutte ou de harpe, ou de guitare qui rêve. C’est cela la poésie.
[? ]

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La poésie est une liturgie du beau qui suscite la communion ; elle est célébration de la beauté, rendue, devenue intemporelle, transsubstantiée.
[1996-1997]

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L’œuvre d’art n’invite pas à admirer la beauté en soi mais « en Dieu » [appelez cet Universel à quoi je fais allusion ici comme bon vous semble]. L’œuvre n’est pas une idole, mais un moyen.
[1996-1997]

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La poésie nous rappelle à l’urgence. Trouver un ordre positif pour répondre au désordre du monde, c’est cela l’urgence. On appelle cela : « L’ Espérance ».
[1996-1997]

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« Nul n’est censé ignorer la loi » … divine.