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Maximes, pensées, bribes & fragments/5

mardi 28 avril 2009, par Jean-Louis Cloët



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La poésie ne raconte pas : elle suscite, et lorsqu’elle rend compte : elle éveille.
[2007]

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« Le sang, la sueur et les larmes » : c’est de la poésie ; c’est l’essence de la poésie.
[2007]

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Dire : je vis donc j’écris, et non : j’écris donc je vis. [Cf. : Stendhal.]
[XII / 2007]

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Qu’elle parle de guerre ou d’amour, qu’elle prône l’idée de faire l’un ou l’autre, ou les deux, la poésie est par nature « engagée » ; elle est « engagée » dans la vie, et, même lorsqu’un poète ne parle que de choses, décrit des choses, il y investit tout son être, s’il est un vrai poète.
S’engager, c’est là véritablement la fonction du poète : s’engager dans les problèmes politiques et sociaux de son époque, surtout lorsque l’Histoire s’en mêle.
[XII / 2007]

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La poésie est un engagement en soi. Elle est cet engagement radical et fondamental qui consiste à tenter d’être, simplement, pour se donner. Elle est cet engagement intégral qui consiste à tenter de s’étendre au monde et aux autres, à se vider de tout moi pour entrer en résonance avec tous, et « Le Grand Tout ».
[29/ XII / 2007]

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La poésie démiurgique à la Rimbaud est elle-même un engagement.
[2007]

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« On ne se consacre pas à la poésie, [à l’amour… cf. : Éluard] on s’y sacrifie. »
Jean Cocteau
[8 / IV / 08]