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Près de l’Aimée ou de l’Ami

dimanche 5 octobre 2008, par Jean-Louis Cloët


Passent les Nuages au ciel…
passent les Nuages… :
haut… Oh ! si haut !…

Passe le Vent dans les Feuillages…
passe le Vent… :
doux… Oh ! si doux…

« Heureux ceux qui se savent pauvres en eux-mêmes : le Royaume des Cieux est à eux. »

Coule la Pluie contre les vitres…
coule la Pluie… :
fraîche… Oh ! si fraîche…

S’enfonce l’Eau dans la Terre…
s’enfonce l’Eau… :
profond… Ah ! si profond vraiment…

Heureux ceux qui se savent riches de l’amour qu’ils donnent et qu’ils reçoivent en retour : « le Royaume des Cieux est à eux. »

Passent les jours, l’un après l’autre…
passent les jours… :
légers, suaves… Ah ! si suaves…

Passent les années et la vie…
passe la vie…
bonne… si douce sous l’amertume des regrets qui ne sont jamais des remords.

Heureux celle ou celui qui peuvent regarder la vie sans rancœur et peuvent croire, croire encore…

— À quoi ?

— À rien ou presque : aux Nuages, au Vent, qui passent…
à la Pluie, à l’Eau, qui viennent…
aux années, aux jours, aux secondes, qui passent dans les regards aimés comme un soleil voilé de pluie sous l’arc-en-ciel de leur vie,
qui est « une Arche ».

[5 / X / 08]