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Quatre ghazals pour ma gazelle

samedi 10 mai 2008, par Jean-Louis Cloët


Unis,
comme le rossignol à la rose,
et le coquelicot au ciel :

— L’un sans l’autre serait veuf.

*

Ta beauté, qui est celle de la gazelle, est aussi celle d’une rose et d’une tulipe,
d’un nuage et d’une étoile,
d’une source et d’un fleuve aussi…

— Ainsi, à toi seule, résumes-tu le monde entier.

*

Le bleu le plus profond du ciel sans nuage m’a dit ton nom…
L’endroit le plus profond, le plus limpide, du trou d’eau de la source m’a dit ton nom…
Le regard bleu du chat persan mystérieux m’a dit ton nom :

— Tu es « Turquoise ».

*

Oh ! mon Aimée, si tu ruisselles, telle une eau séraphique dans des vasques d’albâtre, de marbre ou de porphyre,
c’est que tu es la source qui fait l’oasis, la source qui bat au cœur du désert comme un cœur :

— Là où tu es est la vie.

[7-8 / V / 08]