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L’Oasis

mardi 29 avril 2008, par Jean-Louis Cloët


Quand la vie semble un désert, il faut se réjouir d’abord du silence… du silence enfin !

Quand la vie semble un désert, il faut remercier Dieu, Allah, d’avoir fait les dunes, les montagnes, l’une après l’autre, comme les vagues de la mer, comme hanche ou ventre de femme.

Quand la vie est un désert, il faut se faire de chaque pierre et de chaque grain de sable un ami, un ami unique et libre, qu’on ne peut retenir jamais, qu’on laisse rouler devant soi. Il faut bénir le vide, puisqu’il vous fait entrer dans la pensée du Vent et respirer avec le Monde quand il passe… puisqu’il vous fait rêver le Vent et penser sa respiration quand c’est le calme plat… puisqu’il nous fait être le Vent, et le rêve, et la pensée, et la respiration du Monde…

Quand la vie semble un désert, on est seul avec l’autre en soi, assez seul enfin pour qu’on le rencontre, assez seul enfin pour l’entendre, pour écouter ce qu’il nous dit de son désir de l’autre, et, du Grand Autre, qu’il voit toujours à travers lui.

Quand la vie est un désert : tout recommence enfin comme aux tout premiers jours du monde.

Quand la vie est un désert, il faut se dire à chaque instant, tranquille et confiant :
— Seul le chemin du désert mène à l’oasis.

Quand la vie est un désert, il faut marcher, se mettre en route, vers l’Est, vers l’Orient toujours !

[29 / IV / 08]